dimanche 17 décembre 2017

"Hôtel Grand Amour". Sjoerd Kuyper. Editons Didier Jeunesse

"Dimanche 12 mai. La journée avait parfaitement bien commencé. Il faisait déjà chaud comme en été, avec une brise agréable qui venait de la mer. […] C’était une journée pour exécuter de grands projets. Pour gagner son match de foot… Pour tomber amoureux… Pour écrire son nom sur la lune avec une bombe aérosol.
Au moment où Vic marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un malaise. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois soeurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel !
Tenir un hôtel avec trois soeurs survoltées, un papa à l’hôpital, un cuisinier démissionnaire, des clients qui fichent le camp ? Du haut de ses 13 ans, Vic pense qu’il peut y arriver… Le héros raconte son histoire en s'enregistrant sur un vieux magnétophone et nous plonge dans une histoire pleine d’émotions, de sensibilité et d’humour.
Ce magnifique roman a été adapté au cinéma au Pays Bas en 2017." (source: www.didier-jeunesse.com)

J'ai choisi ce livre car des avis m'ont indiqué que "Hôtel Grand Amour" était dans la même lignée que "Quatre soeurs" de Malika Ferdjoukh. C'est pour moi un roman "doudou", qui fait du bien et qui m"a plu de lire dans des moments où l'actualité était difficile à vivre... 
Je n'aime pas comparer , en général, mais ma chronique n'a pas de sens si je n'évoque pas ce roman jeunesse. 
Par conséquent, je fonce. 
De suite, le lecteur est mis dans le bain avec le père veuf qui s'écroule, laissant un hôtel à faire tourner à ses quatre enfants....de 9 à 19 ans!
OUPS! L'histoire se met en place sur pas mal de pages, il faut être patient pour apprécier réellement le pétillant de ce roman ... Le père n'élève pas ses enfants de façon rationnelle vous verrez. Lui-même, aime beaucoup trop la cigarette et Je trouve qu'il est un peu "cui-cui les petits oiseaux" quand les problèmes se pointent... Mais bon. 
L'histoire est narrée par Vic, treize ans, le seul garçon de la fratrie. Il a trois soeurs :Laeti,19 ans,Alex,15 ans et Petro,9ans. Il vont être livrés à eux -même pendant le séjour à l'hôpital de leur père...
Vic enregistre une sorte de journal intime sur bande magnétique et c'est de cette façon que le roman se déroule. il y parle de l'hôtel où les clients fuient car les enfants n'ont pas l'habitude de travailler avec leur père et Cet hôtel, c'est l'inconnu. Ils découvrent des soucis financiers, ils vont aussi mêler l'amour à ces problèmes pour certains et l'inquiétude de l'état de santé de leur père est permanente. L'esprit de la mère qui leur manque est présente. Cependant, des tas d'autres personnes vont graviter autour d'eux...
Vous découvrirez tous les rebondissements que vont vivre cette famille...Le mot qui me vient quand je pense à ce roman, c'est PETILLANT ! Par contre , j'ai dû faire un exercice de lâcher prise au début en tant que parent. Je me suis dit, Stellade, tu lis un roman jeunesse, mets toi dans la peau d'un ado qui lit ce livre... Ma lecture est devenue plus folle et décalée et je me suis dit "tant pis"!!! Oui , ils vivent des trucs fous et décalés mais c'est génial! 
 J'avais été si triste de quitter "Quatre soeurs",maintenant c'est "Hôtel Grand Amour" qui va me faire un petit vide car toute cette "smala"est attachante, finalement...
Si ce n'est pas déjà fait, mettez "Hôtel Grand Amour"dans vos pal, il se délecte tel un bonbon acidulé!
Merci Masse Critique et les Editions Didier jeunesse pour cette excellente découverte.

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mercredi 15 novembre 2017

"Légende d'un dormeur éveillé" Gaëlle Nohant


"Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault. S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit.
Légende d’un dormeur éveillé révèle le héros irrésistible derrière le poète et ressuscite une époque incandescente et tumultueuse, des années folles à l’Occupation".
www.editions-heloisedormesson.com

Il était intéressant pour moi de découvrir cet ouvrage ,ayant vraiment eu un coup de coeur pour "la part des flammes" , le précédent roman de Gaëlle Nohant. 
C'est l'unique raison qui m'a poussé à lire ce roman... 
Le thème : Robert Desnos , des années 20 à sa mort ne m'attirait pas plus que ça mais je me suis dit "pourquoi pas?"... Il est toujours grisant de découvrir des hommes, des femmes, des faits comme je l'ai fait avec "la part des flammes" (  Raconte l'incendie du Bazar de la Charité  à Paris le 4 mai 1897 où des figures de l'époque ont péri tragiquement). 
Voilà que je reçois ce livre et je me plonge dans sa lecture... Et en fait , plus je tournais les pages, plus Robert m'échappait... Et oui, impossible de rentrer dans "sa vie"! A aucun moment , j'ai retrouvé ce style qui m' a tant ému avec "la part des flammes".... j'ai eu l'impression de valser de fêtes en soirées. De terrasses en diners... Avec Robert comme fil conducteur pour y rencontrer "ses" femmes , "ses" compagnons de route, les "Surréalistes". 
Des extraits de ses poèmes sont insérés dans le roman.
Mais il n'y a aucune émotion et ça m'a beaucoup gêné. 

"Je tends mes regards vers la lumière de ce matin
à l'aube au moment de dormir
quand s'ouvrent de nouveau les anciennes blessures
quand ça gueule d'absence et de solitude" (page 165)

Je continuerai à lire Gaëlle Nohant mais celui-ci ne m'a emporté, je n'ai pas été réceptive à cette lecture mais j'ai vu qu'il avait trouvé son public sur d'autres avis. 
Ce livre a fait l'objet de l'opération 
Je remercie PriceMinister et les Editions Héloïse D'Ormesson , qui sont pour moi, un gage de qualité. Merci. 
#MRL17


mardi 17 octobre 2017

"Le gang des rêves" Luca Di Fulvio

"New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?" www.pocket.fr


Une blogueuse me donne de ses nouvelles et me dit: " Je viens de lire "le gang des rêves", un coup de coeur que je te conseille". 
Je suis intriguée et je lui fais confiance. 
Masse Critique et Pocket me donnent l'occasion de le lire, je suis folle de joie . 
Elle avait raison, car je l'ai dévoré et je pense encore à ce roman de 945 pages qui finalement aurait pu en faire plus sans soucis! 
Et pourtant, je suis réticente sur "les pavés"...
Ce roman est une pépite de lecture. Il y a tous les ingrédients que je cherche dans un bon roman: l'évasion (Italie, Etats-unis), l'action, des personnages bien ficelés et attachants, des sentiments, des rebondissements et une fin à la hauteur du récit. 
Je l'ai refermé, les yeux humides de quitter ce monde des années 20  .  
Que rajouter de plus à toutes les critiques déjà écrites?! ... Les lecteurs ont raison, lisez-le et ne craigniez pas le nombre de pages car c'est un vrai page-turner... 
Un tome 2 ,pour retrouver Christmas et Cetta, sa mère, me ferait très plaisir. 
Dès le début , le lecteur entre dans le vif du sujet: A Aspromonte au début du siècle , dans les fermes , le patron est roi et les employées n'ont pas tellement le choix de leur vie. Le patron fait ce qu'il veut de la mère, de la fille.Ce travail est nécéssaire pour vivre, que faire d'autre?Elles sont des victimes de cette dure époque.... Cetta, 14 ans , s'enfuira avec son fils Natale sous le bras en bateau vers un monde meilleur et arrivera à New-york . 
Une plongée dans cette ambiance de débarquement à Ellis Island en 1909 après des jours de bateau, le rêve d'un monde meilleur, du travail, un changement de vie... Une vie américaine! c'est fascinant. 
Je ne souhaite pas en raconter de trop car la découverte de l'histoire est nécessaire pour s'investir pleinement dans l'intrigue, le New-York des années 20, ses codes, ses quartiers, ses caïds, les classes sociales, les origines, l'ambiance, les ambitions, le luxe, la crasse... Tout y est . 
Bref, A LIRE... Evasion garantie. 
Merci Masse Critique et Pocket. Merci de tout coeur. 

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